Namur et l’entretien des voiries

schéma d'entretien voiries Namur

Notre belle ville et sa banlieue comptent près de 5 millions de m2 de routes dont 2,8 millions de m2 sont à charge de la ville. Elles représentent 1700 voiries dont 181 sont des routes de transit avec une forte utilisation.

Réseau communal principal, chaussées urbaines ou circulation locale, ces voiries sont indispensables au bon fonctionnement de notre ville et à son développement économique et participent au bien-être des habitants.

Il était donc primordial d’avoir une vue impartiale de la situation de nos routes et de prévoir un calendrier d’entretien optimal. C’est pourquoi j’ai établi un état des lieux détaillé ou un cadastre de nos routes et développer un outil de gestion neutre et objectif.

Il en découle une carte interactive que j’ai voulu mettre en ligne pour le citoyen dans un souci de transparence. Beaucoup ont été surpris par les dates d’entretien — 2031, 2046 — apparaissant auprès de leur rue. Une route se dégrade, certes, mais à un rythme lent, les entretiens sont donc généralement planifiés par décade.

Allons-y pour une rapide explication :

L’entretien consiste à faire, chaque dix années, une succession de deux à trois enduisages de la route. Cet enduisage qui consiste en une couche de 5 mm de colle et de graviers assure d’abord l’étanchéité du revêtement et donc empêche les infiltrations d’eau dans la fondation. Ces infiltrations auraient pour effet, surtout en période de gel et dégel, de dégrader rapidement la surface. Ensuite, l’enduisage permet aussi de rajouter de petits éléments de graviers qui assurent la rugosité du revêtement qui autrement deviendrait extrêmement glissant.

Comparé à un châssis de fenêtre en bois, l’enduisage c’est la couche de peinture qui est appliquée tous les cinq à dix ans qui le protège et assure son esthétique et son étanchéité.

Ensuite, après une nouvelle période de dix ans, soit tous les 30 à 40 ans, il faut faire un raclage et une pose d’un nouveau revêtement routier. On racle un peu plus bas que les deux à trois couches d’enduit qui ont été posées et on remet une bonne couche d’asphalte homogène. Pour revenir à l’exemple du châssis en bois, on racle les couches successives de peintures qui peuvent commencer à s’écailler, on revient au bois brut et on remet un primaire puis deux couches de peinture. En opérant ainsi et en évitant d’attendre que des dégâts deviennent visibles, les châssis peuvent durer des décennies.

Pour une voirie, si les opérations d’entretien sont régulières, il n’y a pas de raison que la route se dégrade et elle peut rester en parfait état pendant 100 à 200 ans.

Dans la pratique, c’est évidemment un peu plus compliqué puisqu’il faut répartir cette charge de travail sur les quelques 1700 voiries qui dépendent de nous.

Je tenais également à ce qu’on rationalise les chantiers afin de limiter les coûts. Cela permettait, par exemple, de faire coïncider des chantiers proches en adaptant les dates des travaux dans un même coin. Cette meilleure utilisation des moyens en réduisant les durées de mouvement des machines a permis d’économiser de l’argent et d’améliorer la capacité de travail de nos équipes.

Pour vous donner une idée, un cycle de 3 enduisages et 1 raclage et pose sur une durée de 40 ans coutera 35€ soit moins d’un euro par m2 et par an.

La même route dont l’entretien aurait été abandonné sur une durée équivalente coutera 100€ soit un peu moins de trois € par m² par an et donc trois fois plus cher…

Voilà pourquoi j’ai initié cette politique d’entretien sur le très long terme afin d’avoir, à partir de 2026, des routes en état qui nécessiteront uniquement un entretien décennal et donc moins de moyens financiers.

Pour vous donner encore une meilleure idée de la problématique, la moitié du budget doit être prévu pour réparer 6% du réseau communal qui n’a pas été entretenu à temps, alors que la même somme sert à l’entretien régulier des 94 autres pourcents.

Répartition budget voiries Namur

 

Une route en bon état représente aussi un meilleur confort routier, plus de sécurité, moins de pollution et une économie pour tous*. Le coût environnemental du charroi nécessaire à la réfection d’une voirie est très important ainsi que le traitement des matériaux qui doivent être reconditionnés ou traités.

* Une étude de la Banque mondiale estime qu’un sous-financement de 1 € en dépense d’entretien routier génère une hausse de 2 à 3 € en coûts d’utilisation des véhicules.

Chantier rue Vieille Eglise Namur

Certaines rues ont été oubliées par le passé. Il faut alors passer par l’étape de réfection avant de reprendre les cycles d’entretien. Ici, chantier de la rue de la Vieille église, rue du Château de Dave et ruelle Ninin à Dave.

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